Mes expériences d’animation BAFA

Mes expériences d'animation BAFA, article de blog

 

Le BAFA, un pas vers le monde du travail

J’ai toujours travaillé avec des enfants. J’ai commencé avec des heures de babysitting ado, puis mon BAFA à 18 ans et enfin des interventions en arts-plastiques. J’ai même été lutin du père noël. Je vais revenir un peu sur ces expériences d’animation, qui m’ont énormément appris.

Pour moi ça a été une évidence de passer mon BAFA pour travailler avec les enfants, avant même de donner des cours d’art. J’ai choisi la Ligue de l’enseignement parce que j’avais passé de très bonnes colonies avec eux. Et effectivement les formations dispensées ont été de qualité.

 

La formation BAFA

Animation BAFA : Land artÀ 17 ans j’ai passé mon premier stage (théorique). L’été de mes 18 ans a été sportif. J’ai profité de mon âge pour partir une dernière fois en colonies, une d’arts plastiques et une de photographie. Entre, j’ai intercalé deux fois quinze jours de stage pratique dans un centre aéré. Ça a été étrange parfois d’alterner les rôles. Puis j’ai terminé ma formation avec un stage d’approfondissement sur le thème des adolescents.

Le stage théorique nous laisse découvrir ce que pourrait être le métier. Mais c’est avec le stage pratique que l’on apprend vraiment. Et c’est important de bien tomber pour apprendre les bons gestes et attitudes. Pour ma part, j’ai eu le droit de découvrir des magouilles entre le centre aéré, la mairie, et des organismes extérieurs. J’ai aussi vu des relations déplacées entre un directeur et des animatrices. Mais j’ai eu la chance d’avoir des animatrices qui m’ont épaulées et guidées pour mon premier mois dans ce métier.

Par la suite je n’ai jamais accepté de travail dans des organismes avec une mauvaise ambiance. Il faut savoir que l’animateur BAFA en général est sous contrat CEE donc entre 22 et 100€ par jour ( mais 60 c’est déjà rare). Si c’est pour travailler dans de mauvaises conditions ce n’est vraiment pas la peine.

 

Les responsabilités

Animation BAFA : atelier de papier mâchéLe fait de travailler pendant ses études apporte une légitimité dans le regard des autres. Quand vous êtes étudiant, vous pouvez avoir votre appartement et être autonome, vous êtes toujours un enfant dans l’esprit des “adultes responsables”. Alors que quand vous travaillez, les gens vous considèrent autrement.

En plus dans l’animation BAFA, vous êtes responsable d’enfants. Les parents vous sont reconnaissant de prendre soin de leurs enfants. Même si je trouve que les animateurs BAFA ne sont pas assez formés pour éduquer des enfants, mais j’en parlerai une autre fois.

 

 

 

Les centres aérés

J’ai travaillé dans deux centres à Lyon, la maison de l’enfance du 8eme et le centre de loisirs de l’équipement dans le 3eme. Deux structures différentes par la taille et le fonctionnement, mais qui font tout pour le bien être de l’enfant.

 

La maison de l’enfance du 8e de Lyon

La maison de l’enfance du 8e est une assez grosse structure, avec de beaux bâtiments et surtout un grand espace extérieur. Il faut savoir que sur une journée de centre aéré, il y a environ 1h30 le matin et 2h l’après midi d’activité organisée. Le reste c’est du temps d’accueil, temps calme, temps libre et de départ (petits jeux, lecture, récréation).

Avec ce bel espace extérieur, (baby foot, train en bois dans un bac à sable, de nombreux jeux pour tous âges), la maison du 8e offre de beaux moments de jeux en autonomie aux enfants. Et cela se ressent dans l’ambiance générale. Par exemple les enfants rangent sans rechigner et ils sont heureux de venir au centre aéré.

La structure accueille aussi les plus petits, des clubs, des conférences … C’est une structure associative importante pour le quartier.

Le batiment et l'espace extérieur de la maison de l'enfance du 8e de Lyon

 

Le centre de loisirs de l’équipement (Lyon 3)

Cette petite structure (45 enfants environ) est ouverte aux familles travaillant pour une branche de l’État (anciennement DDE, direction départementale de l’équipement). Cette structure a une gestion “familiale”. Donc les animateurs avec les enfants, gèrent la cuisine (réchauffer les plats, mettre la table, faire la vaisselle, le nettoyage).

Le petit nombre d’enfants permet d’adapter les activités selon les envies et les besoins. Le directeur (Bernard) gère très bien ses équipes. Il est ouvert à de nouvelles propositions et il est toujours là en cas de problème.

J’y était quand il y a eu le changement des rythmes scolaires et ça a été un vrai casse tête pour réorganiser la journée en respectant les besoins des enfants. Mais toute l’équipe a cherché et testé différentes manières d’accueillir les enfants (certains arrivaient le matin, d’autres le midi). Idem lorsqu’il y avait des problèmes avec certains enfants, c’est l’équipe entière qui y réfléchissait.

 

Les colonies de vacances

Pour les colonies de vacances, je n’ai travaillé qu’avec un centre : la Coume, (la Fondation Krüger à Mosset.) J’y ai passé trois années en tant que colon, puis j’ai fait de l’animation BAFA, et enfin des interventions en arts-plastiques.

La Coume propose des stages intensifs sous forme de colonies de vacances (arts-plastiques et musique). Les animateurs BAFA encadrent et gèrent tout ce qui est vie quotidienne. Ils peuvent intervenir lors d’ateliers (surtout pour l’art plastique). Là aussi petite structure familiale, avec une capacité de 80 personnes.

Les animateurs y sont assez autonomes et prennent des initiatives, tout en étant accompagnés. Le cadre est magnifique, en pleine montagne avec un ruisseau. Il y a une table de ping pong, de quoi faire du badminton, de la pétanque, des jeux de société entre les ateliers d’art ou de musique. Les stagiaires sont amenés à participer à la vie quotidienne (faire le service, débarrasser …).

J’y ai beaucoup appris, entre la réalisation de veillées cluedo, fort boyard, boom ou Loup garou. J’ai aussi géré les mille et un tracas de la vie en collectivité. J’y ai bien sur fait des erreurs, mais j’ai surtout beaucoup appris par l’expérience et l’accompagnement de l’équipe du centre (Marta, Olivier, Fred, Bernard, Vic, Tom…). Sans oublier les autres animateurs BAFA qui m’ont aidé à progresser dans mon métier (Claire, Axel, Sophie, Maud, Claire, Hélène …).

 

Ce que ça m’a apporté

Animation BAFA : déguisement de squelette.Je pense que tous les professeur devraient faire de l’animation BAFA avant d’enseigner. D’abord cela éviterait à certains de se tromper de carrière. Ensuite, ça leur permettrait d’appréhender les enfants dans leur ensemble et non juste pour un moment d’enseignement.

Maintenant quand je dispense des cours d’art, je pense au moment du cours, mais aussi à ce qui se passe avant et après. Par exemple, je propose un petit jeu ou exercice pour rentrer dans la séance. Pour faire une séparation entre l’activité précédente et ce que je vais enseigner. J’ai remarqué une plus grande attention par la suite et aussi une meilleure vie de groupe.

Toutes ces années d’animation BAFA ont développé beaucoup de capacité chez moi. Je sais gérer des groupes, petits ou grands (jusqu’à 60) y compris avec des âges et donc des besoins différents. Je comprends mieux les rythmes de vie et je peux m’y adapter selon l’âge, la capacité de concentration, la chaleur…

Je sais aussi comment réagir en cas de problèmes : incendie, accident, crises d’épilepsie, d’appendicite, malaises, agressions, bagarres, petits bobos, crises de larmes… J’ai assez vite passé mon PSC1 ( prévention et secours civiques de niveau 1), et depuis, je m’en sers au moins une fois par an.

Je sais faire face à l’imprévu, analyser la situation et m’adapter. Je me remets en question facilement et je cherche différentes manières d’aborder des situations. Par exemple, j’utilise le jeu et la bonne humeur comme moteur. J’implique de plus en plus les enfants dans les activités (choix, préparation, rangement), afin qu’ils soient acteurs de leurs séjours.

 

 

En bref, de très bons souvenirs, beaucoup d’expériences, des amitiés, mais aussi des erreurs. Tout cela a contribué à la manière dont j’enseigne l’art aujourd’hui. N’hésitez pas à me contacter pour tout renseignement .

 

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