Une carte envoyée par semaine.

Une carte par semaine en 2018

En 2018 je n’ai pris qu’une seule bonne résolution : écrire et envoyer une carte par semaine. Et je pense avoir réussi ce défi, malgré quelques problèmes de régularité. Et j’ai pu rattraper mon retard avec ce défi de fin d’année : 25 cartes de l’Avent. Je n’ai pas renfloué les caisses de la poste qui d’ailleurs à augmenté ses tarifs le 1er janvier comme chaque année. J’ai donc prévu le coup et j’ai acheté quatre carnets d’avance en décembre.

J’ai eu l’idée de ce défi en découvrant des lettres envoyées par Picasso, Braques et d’autres peintres. Elles étaient dessinées, peintes ou transformées par les artistes, parfois les enveloppes aussi. Dans certaines lettres, les mots sont des prétextes, de simples remerciements ou invitations en quelques lignes. L’équivalent d’un texto aujourd’hui. La carte devient cadeau, œuvre à part entière.

Cela m’a donné envie de réaliser mes propres cartes. Lorsque je n’ai pas le temps, j’utilise une carte que je transforme. Sinon j’attrape mon matériel et je me mets au travail. Une amie le fait pour ses cartes de vacances, et ça m’a toujours fait plaisir de recevoir ses cartes personnalisées. J’ai appris depuis peu que durant l’été, la poste s’engageait à livrer n’importe quel support. Il faut juste un timbre et une adresse lisible. Mais je n’ai pas encore testé la mini carte.

Voici trois cartes personnalisées, réalisée en 2018 pour des anniversaires.

2019 : résolution renouvelée

Je n’ai eu que des bons retours sur cette résolution. Une amie m’a même dit : “Tu vas faire des heureux toutes les semaines !” Ce qui est bien c’est que ça génère un échange. On répond à un message en général dans le média concerné : texto, mail, coup de fil, lettre. Ce qui fait que moi aussi j’ai reçu des lettres en retour.

En faisant du tri dans mes papiers, j’ai retrouvé des courriers reçus quand j’étais au collège. J’avais oublié la longueur et la teneur des lettres. En fait, ce qu’on écrit en plusieurs messages aujourd’hui (par textos, messagerie…), tenait dans une lettre. On racontait aussi le moindre évènement intéressant ou non qui pouvait se passer dans nos vies. Les moyens de communication font juste qu’on écrit plus souvent mais plus court.

Je continue donc ce défi cette année et je travaille aussi avec un site d’envoi de cartes. Merci facteur vous permet d’acheter des cartes postales, d’écrire un texte et ils impriment et envoient le tout. Les tarifs sont vraiment attractifs et le site est très facile d’utilisation. Vous retrouvez mes cartes sur ma boutique merci facteur. Et je touche une commission à chaque carte vendue. Je trouve que c’est un bon compromis entre carte physique et service numérique.

 

 

Croquis sur le vif : les concerts.

J’ai souvent un carnet de croquis avec moi, mais surtout quand j’assiste à des concerts, en voici la raison.

Dessiner sur le vif c’est ce qui fait progresser. J’ai eu un professeur qui nous a demandé de remplir un carnet de croquis en deux mois. Sur le moment je l’ai maudit, mais c’est un très bon exercice. Il faut tout le temps dessiner ce qui nous entoure pour comprendre et réinterpréter par la suite. Pour toutes les choses inanimées, c’est facile, ça ne bouge pas. Par contre, les êtres vivants ont comme un sixième sens qui les prévient que quelqu’un les observe. C’est en rapport avec un instinct animal, celui de la proie. Ce qui fait qu’à chaque fois qu’on dessine quelqu’un d’immobile, il le sent et va se tourner et enfin, nous regarder.

Il reste plusieurs solutions pour s’entraîner, comme demander à des amis de rester tranquille tandis qu’on les dessine. Ils ne posent pas vraiment, mais ils sont consentants. Une autre situation où dessiner sur le vif, c’est notamment lors de concerts. Bon les musiciens bougent, voire dansent avec leur instrument, mais aucun ne s’arrêtera brusquement pour te regarder. Et ils n’ont pas cinquante positions différentes. Enfin c’est agréable de dessiner en musique.

Mon expérience des concerts.

J’ai encadré des stages de musique classique pendant plusieurs années, et ainsi j’ai pu remplir des carnets entiers. Lors des concerts, les morceaux joués duraient entre une et dix minutes. Cela me permettait de saisir une position, un geste, ou de prendre le temps de détailler les musiciens. J’ai pu aussi dessiner des compositions lors des morceaux de musique de chambre. Il n’y a que l’orchestre qui était trop compliqué à dessiner entièrement. À ce moment là, j’écoutais avec ravissement l’accord de tous ces jeunes musiciens réunis par un même morceau.

Les inconvénients (il y en a toujours) sont l’angle de vue, les instruments, et la distraction du public. Effectivement il est difficile au milieu d’un concert de changer de place. Ainsi, il faut choisir sa place avec attention, ni trop près ni trop loin, sur le côté, de face … Les instruments, et notamment les pupitres cachent les musiciens. Par exemple, les flûtes traversières rendent peu esthétiques les lèvres. Pour les pupitres, c’est un choix de les représenter ou d’imaginer ce qu’il y a derrière. Et évidemment, on a des voisins, qui par moment, vont observer ce que vous faites, voire même vont vous parler ! À vous de faire comprendre que vous écoutez le concert et en conséquence, que vous parlerez à la fin.

Pour finir, voici quelques croquis sur le vif, réalisés lors de concerts du stage de musique du conservatoire de Perpignan, à la Fondation Krüger.