2018 résumé en 10 œuvres

Nous voici déjà en 2019 et c’est parti pour une année de création. Comme certains le savent, j’ai pour projet de vendre mes œuvres sur ce site et sur d’autres plateformes. J’effectue ici un petit retour sur 10 œuvres de 2018 avant de sauter à pieds joints dans 2019. Une sorte de bilan pour voir les pistes à venir pour cette nouvelle année. Dix et non douze, parce qu’elles représentent les axes de ma pratique en 2018.

Les publications

RouzigDeux cobayes dans un nid de coton en train de manger des endives

C’est la deuxième année que je collabore avec ce magasine pour enfants en breton. Et cette année ils m’ont proposé d’écrire et d’illustrer une histoire. J’ai sauté sur l’occasion pour dessiner des cobayes, une de mes passions. Vous pourrez retrouver une de mes illustrations dans le numéro de février. Et si vous voulez acheter un numéro ou vous abonner, c’est sur ce site : keit vimp bev.com

Le Calendrier de l’AventOeuvre de 2018, calendrier de l'Avent. Un bonhomme de neige avec un balais, une écharpe, un chapeau et une carotte.

Pour la troisième année j’ai réalisé un calendrier de l’Avent. Cette fois, ce sont 25 cartes que j’ai envoyé à mes connaissances. J’en ai parlé dans ce billet de blog : Défi : 25 cartes de l’Avent

Et maintenant vous allez pouvoir retrouver certaines de ces cartes à acheter sur le site merci-facteur.com/shop/mbroca. D’autres sont à venir.

Concours10 œuvresde 2018, un envol d'étourneaux au dessus des toits la nuit.

Je participe chaque année au concours d’illustration international jeunesse de Bologne. C’est un concours qui permet chaque année de faire découvrir de nouveaux talents. Voici un des cinq images que j’ai envoyé dans la catégorie non fiction. Ces illustrations réalisées aux crayons de couleur et monotype, représentent l’arrivée en ville des étourneaux.

La peinture

Natures mortesOeuvre de 2018, une nature morte représentant des légumes. Aubergine, pommes de terre, potimaron, oignon, courgette.

Lors de mes études j’ai adoré les cours d’étude documentaire. Pour moi c’est naturel et même reposant de reproduire précisément un modèle posé devant nous. Cette année j’ai décidé d’en refaire et ça m’avait manqué. J’ai aussi investi dans des solvants naturels pour la peinture à l’huile, mais je vous en parlerai dans un autre billet de blog.

MonotypesDes oiseaux rouges qui s'envolent dans les airs au milieux de feuilles rouges.

Je travaille régulièrement la technique du monotype, gravure unique. J’ai souvent associé des fonds en monotype avec des gravures par ordinateur, mais cette année, j’ai mélangé avec la technique des crayons de couleur. Je trouve que les deux techniques se complètent bien, et avec douceur.

Modèles vivantsUn paire de pieds vus de face, peints en orange et une paire de pieds vus de dessous en bleu.

J’ai suivi trois ans de cours de modèles vivants à l’école d’arts plastiques du grand Narbonne. Cette dernière année, j’ai travaillé plus la mise en volume et en couleur. J’ai commencé aussi à retravailler certaines poses dans des œuvres à l’encre ou en peinture. Ici ce sont des pieds d’après photographie, à l’aquarelle.

La céramique

Le tournageOeuvre de 2018, trois pots en terre noire et engobes jaune, vert, rouge.

Je travaille depuis deux ans le tour, et je commence à maîtriser de plus en plus cette technique. J’apprécie beaucoup cette série réalisée avec une terre très agréable, mais salissante. J’ai réalisé plusieurs séries avec décors abstraits et géométriques, et d’autres très figuratives. Comme dans tout ce que je fais, j’aime alterner.

Les sgraffitesOeuvre de 2018, deux céramiques rondes noires et blanches. Deux carpes sur l'une et des formes abstraites sur l'autre

Réalisés cet été, j’ai innové cette année en perforant la plaque de céramique. À la fois système d’accrochage et contrainte dans le graphisme, je réutiliserai ces formes. Des tableaux de céramiques à suspendre chez soi.

 

Les croquis

Les voyages10 œuvres de 2018, La gare de NArbonne, des wagons de marchandise sur des rails

J’ai beaucoup pris le train en 2018, malgré les grèves. Je sais maintenant quel sont les sites et les numéros utiles pour arriver à bon port, et j’ai même été dans un train dont un moteur a pris feu. Toutes ces aventures m’ont permis de dessiner de découvrir des villes de France dont j’ignorais l’existence. J’ai aussi pu dessiner de nombreux croquis en gare et dans les trains au cours de mes voyages. En général je dessine au feutre ou au stylo et j’ajoute la couleur en atelier.

La musique10 œuvres de 2018. Une jeune guitariste et un jeune guitariste jouent de la musique ensemble. Ils sont assis.

Depuis dix ans j’assiste à des concerts d’élèves du conservatoire de Perpignan et de Narbonne. Et j’en profite pour les dessiner. J’ai vu mes dessins progresser d’années en année, les visages s’améliorer et le nombre de mes traits se réduire. J’en ai mis en couleur à l’aquarelle quelques uns que je trouve très réussis. J’en parle plus en détail dans cet article : Croquis sur le vif : les concerts.

 

Nus : de la note au plaisir de dessiner.

Pendant mes études, j’ai appris à dessiner des nus de manière académique. À l’aide d’une aiguille à tricoter, nous prenions des mesures, pour ensuite les reporter sur nos feuilles. Là nous tracions un cadre dans lequel le modèle devait rentrer. Nous faisions de même pour chaque partie du corps. Une fois tous ces rectangles placés, nous pouvions commencer à dessiner les nus. Cela a formé mon œil et ma main de manière sûre.

Nous avons aussi appris à dessiner des croquis en 10min, 5min, 1min, 30s, ou 10s. Cela permet de ne garder que l’essentiel, mais aussi d’accélérer dans sa manière de dessiner. Évidemment chaque dessin était noté, ce qui ajoutait une pression au fait de dessiner des nus, déjà difficile en soi.

Les professeurs nous disaient d’en profiter, que nous n’aurions plus l’occasion d’en dessiner à moins de prendre des cours. Mais lorsque tout est sujet à des notes, des commentaires, et par là même, à la compétition, où est le plaisir ? Ce qui fait qu’après mes études, j’ai arrêté pendant un temps de dessiner des modèles vivants.

Une pause nécessaire puisque maintenant je reprends des cours de modèle vivant et je me régale. 10 minutes de pose, la liberté de faire ce que je veux, sans cadre. Juste du dessin, une bonne ambiance, des professeurs bienveillants et des modèles professionnels et accessibles.

En 10 minutes je fais le dessin et le placement des ombres. Plus tard chez moi je retravaille des croquis à l’aquarelle, la gouache ou les crayons de couleurs. Je travaille aussi sur un projet de monotypes, et de peinture en me servant des croquis réalisés.

Dessins réalisés à l’école d’arts plastique du grand Narbonne, lors de cours dispensés par Annie Segarra puis par Henry Lacotte. Merci aux modèles, Céline, Pascal, Annette, et Pascal.